Dans la plupart des cas, le traitement est bien toléré et les risques sont faibles. Il est néanmoins important que vous soyez informés des effets secondaires possibles.
Stimulation ovarienne et injections
Les injections de
gonadotrophines peuvent s’accompagner de tensions mammaires, de sensation de ballonnement ou de pesanteur abdominale, de rétention d’eau, de fatigue et de troubles de l’humeur. Des rougeurs ou des hématomes superficiels (« bleus ») peuvent se produire au site d’injection. Ces réactions sont généralement de courte durée et sans conséquences.
Ponction folliculaire
Bien qu’il soit considéré comme mineur, il s’agit d’un geste chirurgical qui peut entraîner des complications. L’introduction d’une aiguille dans l’abdomen peut être à l’origine d’une infection ou d’un saignement interne. Ces complications sont heureusement exceptionnelles.
La ponction peut être suivie de douleurs abdominales légères à modérées, qui répondent rapidement à des comprimés antalgiques. Des saignements vaginaux de faibles intensités, en provenance des points de ponction, sont fréquents dans les heures qui suivent l’intervention.
Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne
C’est la conséquence d’une réponse ovarienne excessive aux injections de gonadotrophines. Les ovaires développent un trop grand nombre de follicules. Ils sont distendus et douloureux. Cette situation peut s’accompagner d’une sensation de malaise, de nausées et d’un gonflement du ventre, qui résulte d’une accumulation de liquide autour des ovaires. Une hyperstimulation légère se résout rapidement à la fin du traitement et n’a pas de conséquences. Dans environ 1% des cas, l’hyperstimulation est sévère et nécessite une hospitalisation pour surveillance et administration d’anticoagulants, car cette situation peut favoriser la survenue d’une thrombose veineuse.
Grossesse multiple
Le transfert de plusieurs embryons accroît les chances de grossesse mais augmente aussi le risque de grossesse multiple. En Suisse, le taux de jumeaux est d’environ 25%, celui des triplés de <1%. Rappelons que le transfert de plus de 3 embryons n’est pas autorisé dans notre pays.
Le but du traitement est d’obtenir la naissance d’un enfant unique en bonne santé. Chez la femme jeune (< 35 ans) dont le pronostic est favorable, un transfert de 2 embryons est préférable.
Par rapport à une grossesse unique, la grossesse multiple présente des risques accrus pour la mère et l’enfant. Elle s’accompagne souvent d’une menace d’accouchement prématuré, qui nécessite un alitement prolongé ou une hospitalisation. L’hypertension, le diabète, l’anémie et l’accouchement par césarienne sont également plus fréquents. Pour les fœtus et les nouveaux-nés, les complications les plus fréquentes sont la prématurité et le retard de croissance intra-utérin. On observe aussi plus de malformations congénitales chez les enfants issus de grossesse multiple.
Grossesse extra-utérine
Même s’ils ont été correctement placés dans la cavité utérine, les embryons peuvent migrer dans une trompe. Cette complication, qui représente heureusement moins de 4% des grossesses issues d’une fécondation in vitro, peut être détectée précocement et traitée médicalement par une injection dans le plupart des cas.
Fausse couche
Comme lors d’une grossesse spontanée, une
fausse-couche peut se produire après une fécondation in vitro. Le risque de fausse-couche est d’environ 15% chez les femmes de moins de 35 ans. Il augmente graduellement avec l’âge et atteint 35% après 40 ans.